Étude de synchronisation de la fourniture en N des engrais verts permettant la réduction ou le remplacement des applications de lisier de porc en post-levée du maïs-grain, en contexte de transition biologique

Christine Landry, chercheure

Christine Landry

Chercheure

418 643-2380
poste 640

Joindre Christine Landry

Description

L’une des priorités du secteur des grandes cultures biologiques est de mieux connaître le rôle des engrais verts (EV) par rapport à celui des engrais de ferme (EF) sur le rendement et de déterminer des régies qui permettent de maximiser l'apport en azote (N), un aspect déterminant en régies biologiques, puisque les engrais minéraux y sont proscrits. Usuellement, une plus grande part des besoins nutritionnels des cultures sont comblés avec les EF, comparativement aux EV, car ils sont riches en N efficace. Néanmoins, ils sont également riches en phosphore, ce qui peut présenter une contrainte importante dans les régions où les sols sont saturés en phosphore (P). L’usage des EV apporte également son lot de défis. Entre autres, contrairement aux EF qui peuvent être appliqués au moment voulu selon les besoins de la culture (ex. post-levée du maïs), les EV doivent avoir le temps d’accumuler suffisamment de N dans leurs tissus et ce N doit être rendu disponible à la suite d’une minéralisation efficace et synchronisée avec le pic de besoins de la culture produite.

Obtenir le N nécessaire au bon moment pourrait aussi se faire en important une coupe d’EV très fermentescible et riche en N dans une fenêtre précédant de quelques jours la période pic de besoins en N du maïs. Cette coupe pourrait être pratiquée sur une prairie de légumineuses voisine. Cette pratique, communément appelée « cut and carry », pourrait ainsi offrir une alternative à la culture d’EV pleine saison ou à la dérobée l’année précédente. De plus, cette technique pourrait encourager le maintien ou le retour des superficies en prairies qui ont diminué de 25 % au profit des cultures annuelles ces trente dernières années.

Objectif(s)

Le présent projet a donc comme objectif principal de présenter un moyen de combler une part significative des besoins en N de cultures exigeantes en cet élément grâce à une meilleure synchronisation de la fourniture en N, tout en préservant la fenêtre de production de revenus du producteur l’année précédant ces cultures.

De 2018 à 2020

Durée du projet

Grandes cultures

Secteurs d'activité

Gestion des matières fertilisantes

Service

Ce projet permettra de réduire les applications de lisier de porc dans les champs.

Partenaires

Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec - Direction régionale de la Chaudière-Appalaches

Cela pourrait vous intéresser

Engrais verts
2014-2017 • Grandes cultures

Impacts agronomiques et environnementaux de divers types d’engrais organiques et d’engrais verts en production biologique de grandes cultures

Ce projet a permis d’évaluer l’effet de différents modes de fertilisation du maïs, du soya et du blé sur les rendements commercialisables, la qualité des récoltes et les pertes de nitrates et de microorganismes potentiellement pathogènes pour l’humain l’environnement.

Chercheure : Caroline Côté

En savoir plus sur le projet

Caroline Côté
Système d'irrigation

Vitrine technologique sur les outils d’aide à la décision pour la régie de l’eau en contextes agricoles variés

Ce projet propose de comparer plusieurs outils d'aide à la décision et les technologies qui les entourent dans un contexte de neutralité.

Chercheur : Carl Boivin

En savoir plus sur le projet

Carl Boivin
Champ de soya
2018-2020 • Grandes cultures

Évaluation de l'efficacité de quatre biofongicides dans la répression de la pourriture à sclérotes (sclérotiniose) en culture de soya – Volet économique

Évaluation de l'efficacité et de la rentabilité de quatre biofongicides pour la lutte contre Sclerotinia dans le soya.

Chercheur : Luc Belzile

En savoir plus sur le projet

Luc Belzile