Offre de bourse - Étudiant au doctorat en biologie moléculaire
L’IRDA et l’Université de Moncton, souhaitent recruter un étudiant au doctorat, liant l’entomologie et la biologie moléculaire dans un contexte de résistance aux insecticides pour venir soutenir le secteur de production des petits fruits au Québec.
Cette personne aura la chance de faire partie de deux équipes dynamiques et d’œuvrer dans un environnement de travail stimulant, tant en recherche appliquée que fondamentale. Notre équipe est basée à St-Bruno-de-Montarville et les travaux se feront en collaboration avec le Dr. Pier Morin de l’Université de Moncton, pour l’expertise en biologie moléculaire et l’acquisition des crédits.
Les méthodes de lutte alternatives contre D. suzukii présentent des niveaux de maturité variables. La lutte biologique demeure en développement, tandis que la lutte physique par filets d’exclusion a démontré une efficacité élevée, parfois même supérieure à celle des insecticides, et connaît une adoption croissante, notamment en bleuetière. Toutefois, cette approche reste limitée par des coûts d’implantation élevés et un risque accru de maladies fongiques selon les contextes de production.
En l’absence de solutions alternatives pleinement applicables, la gestion de D. suzukii repose encore largement sur la lutte chimique, impliquant des applications répétées (souvent hebdomadaires) et alternées d’insecticides. Cette dépendance à des matières actives associées à des indices de risque environnemental (IRE) et sanitaire (IRS) non négligeables constitue un frein majeur à l’atteinte des objectifs du Plan d’agriculture durable (PAD) et accroît la pression de sélection, favorisant l’émergence et la propagation de résistances. Ce risque est renforcé par les traits biologiques de D. suzukii, incluant un temps de génération court, une forte fécondité et une capacité de dispersion élevée. Des résistances ont déjà été documentées chez des populations sauvages pour des insecticides des groupes 4A (néonicotinoïdes) au Brésil, ainsi que 3A (pyréthrinoïdes) et 5 (spinosynes) aux États-Unis. La détection d’une résistance aux néonicotinoïdes au Brésil, malgré l’absence d’homologation de ces produits contre la DAT, illustre la forte capacité adaptative de l’espèce.
Dans un contexte de rotation des matières actives, il est difficile d’attribuer les pertes d’efficacité à un insecticide donné. Néanmoins, une efficacité variable a déjà été observée au Québec pour des insecticides des groupes 1B (organophosphorés) et 5, soulevant des préoccupations quant à l’émergence de résistances. Il apparaît donc essentiel de caractériser dès maintenant les niveaux de tolérance et de résistance des populations sauvages de D. suzukii, ainsi que leur potentiel de développement de résistance, en fonction des régions, des cultures et des groupes chimiques. Ces connaissances constitueront un levier clé pour adapter et optimiser les programmes de production fruitière intégrée et prévenir la propagation de la résistance.
Plus précisément, ce projet repose sur trois grands objectifs
- Établir le portrait de la résistance de la drosophile à ailes tachetées au Québec.
- Développer une méthodologie d’évaluation du risque de résistance.
- Développer un outil d’aide à la décision pour les producteurs.
- Diplôme d’études universitaires de 2eme cycle relié aux domaines de l’entomologie, de la biologie moléculaire ou d’une discipline connexe.
- Intérêt marqué pour les problématiques agroenvironnementales.
- Goût pour le travail expérimental.
- Connaissances en analyses statistiques à l’aide du logiciel R.
- Première expérience en recherche scientifique (atout).
- Permis de conduire valide (obligatoire).
Vous êtes la personne que nous recherchons si vous vous démarquez par votre
- Dynamisme et créativité.
- Autonomie, polyvalence, rigueur et débrouillardise.
- Sens de l’organisation et des priorités.
- Habileté en rédaction et en communication (français et anglais).
- Une bourse d'étude équivalant à 25 000$ par année.
- Possibilité de bourses internes de l’Université de Moncton et de contrats comme assistant en enseignement.
- Durée : 2 ans (entre l’IRDA de St-Bruno-de-Montarville et l’Université de Moncton).
- Date de début : le premier semestre 2027.
Directeur, Pier Morin, professeur à l’Université de Moncton.
Co-directeur, Célia Bordier, chercheure à l’IRDA.
Lieux de travail
- IRDA de St-Bruno-de-Montarville. Équipe d’entomologie fruitière 335, rang des Vingt-Cinq Est, St-Bruno-de-Montarville (Québec) J3V 0G7.
- Université de Moncton. Laboratoire de Pier Morin Pavillon Rémi-Rossignol, 60, rue Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, Moncton (Canada) E1A 3E9.
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